publication de texte de l'église Evangélique d'Auvergne
Textes Bibliques Luc 1/26-38 ; 2/25/35 Plan De Lecture Quotidienne Actes 15/1-21 ; Exode 26/1-30 ; Psaumes 70, 71
" Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin. Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme? L'ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu. Marie dit: Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole! Et l'ange la quitta. " " Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit: Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d'Israël, ton peuple. Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. "
L'ange annonce à Marie, la mère de Jésus, qu'elle sera enceinte alors qu'elle n'est que la fiancée de Joseph. On comprend quel opprobre cela représente pour elle vis-à-vis de son entourage. Nous rencontrons souvent cette hostilité quand nous nous convertissons à Christ. Beaucoup sont étonnés et parfois moqueurs parce que nous invoquons un Dieu qui ne se voit pas, nous lisons un livre démodé pour eux (la Bible), nous changeons de comportent. Marie comprend qu'elle va donner naissance au Messie, elle l'humble fille d'Israël, et malgré tout elle se montre entièrement disponible entre les mains du Seigneur :"Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta Parole." Sachons nous aussi être dociles entre les mains de notre Dieu !
Avant de connaître la gloire, Jésus devait passer par l'humiliation de la croix. Les circonstances de sa naissance en était le départ. Dieu fait passer Marie par le même chemin : elle accouche en voyage, dans une étable, dépose son enfant dans une crèche, doit fuir en Égypte...Lorsqu'elle présentera son enfant au Temple, son offrande sera celle du pauvre, une paire de tourterelles. Il faut souvent être humilié avant d'être quelque peu élevé. Ne regimbons pas quand c'est là notre chemin.
" Une épée te transpercera l'âme " (Luc 2/35). Cette prophétie du vieilard Siméon se réalise lorsque Marie, au pies de la croix, voit mourir son fils. Comprend-elle que ce fils n'est pas pour elle, mais qu'il lui a été donné pour un monde perdu ? Savoir renoncer à une chose à laquelle on est attaché pour l'intérêt des autres fait aussi partie de la vie chrétienne. Mais prenons courage, ce que nous perdons pour le Seigneur, nous le retrouvons en lui d'une façon bien meilleure (Marc 10/29-30).